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Elena Belkina

"Dieu ferme une porte , maisen ouvre une autre ."

En 2005 pendant la Coupe de Russie j’ai vu pour la première fois l’escrime para-olympique. A ce moment là nos escrimeurs handicapés commençaient seulement à pratiquer l’escrime. Alors, pendant les compétitions j’ai été surprise de l’atmosphère très chaleureuse et très bienveillante. Tous les participants avaient le visage rayonnant et pour eux gagnern'était pas important . Ils ont été ravi de chaque touche, ils se supportaient les unslesautres et poureux le plus important était qu’ils pouvaient tirer. Je reconnais qu’ils onteu la possibilité de pratiquer l’escrime grâce au soutien de la Fondation “Pour l’avenir de l’escrime”. Plus tard cette direction des activités de la Fondation étaitcomprise dans un programme “Développement de l’escrime pour handicapés en Russie”.

Elena Belkina était nomméeresponsable de ce programme .Elle-même a pratiquée l’escrime dans le club d’escrime “Dinamo” chez le Maître d’armes Valentina Rastvorova la fleurettiste connue dans les années précédentes .E. Belkina a fait ses études à l’Institut d’éducation physique et du sport à Moscou. Son professeur était David Tyshler, entraîneur émerite de Russie. Après avoir fini l’institut , elle a travaillé d'abord comme Maître d’armes, mais après elle a commencé à examiner des méthodes de réhabilitation des invalides, et en est venu à la conclusion que l’escrime est un très bon moyen de réhabilitation physiqueainsi que d'adaptation sociale pour les hommesayant des possibilités physiques limitées. Elena s’est occupé de l’assimilation de l’escrime para-olympique, les régles des compétitions pour les escrimeurs handicapés. Elle a fait connaissance avec des dirigeants de l’Institut, où les hommes invalides faisaientleurs études. Parmieux il y avait desinvalides depuis d’enfance, des personnes ayant eu des traumas par des accidents, des invalides de guerre. A l’Institut on a fait preuve de compréhension et on a mis une salle sportive à la disposition des invalides pour faire leurs entraînements.

Déja, en se mettantau travail, Elena a compris qu'il y avait peu de chance de faire cela sans une équipe de partisansayant les mêmes idées. Et alors elle est venu chez le président de la Fondation “Pour l’avenir de l’escrime” Alexandre Mikhailov et racontases projets et la Fondation a supporté son initiative.

Nos escrimeurs handicapés ont déja participéà laCoupe de Russie et au Championnat de Russie, ainsi qu'à la Coupe du monde et au Championnat du mondeà Turin. Il s'est passé peu de temps, mais ils ont fait beaucoup de progrés, et ils prétendent déja à participer au Jeux Para-olympiques 2008 à Pékin.

Je suis venue chez eux à l’entraînement pour faire une interview chez Elena Belkina et raconter à nos lecteurs ce que sont ces personnes admirables.

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Elena,que dire de l’essence et de contenu du programme de la fondation internationale de bienfaisance «Pour l’avenir de l’escrime» concernant le développement de l’escrime para-olympique en Russie”, quelles directions peux-tu souligner en premier ?

Le plus important , ce que la Fondation a fait – elle a aidé à créer l’escrime pour handicapés en Russie. Notre activité a beaucoup de directions: l’intégration de l’escrime para-olympique Russedans le système international, l’organisation du travail dans les régions de Russie, le perfectionnement de l'assistance médicale, l’acquisition d’équipement et de matériel d’escrime speciaux pour les escrimeurs handicapés. La Fondation a acheté pour les escrimeurs handicapés des fauteuils spéciaux pour les entraînements.

La Fondation organise des stages collectifs et des compétitions, et grâce à cela nous pouvons être en relation avec nos collègues de Biélorussie et d’Ukraine. A une compétition chez-nous, un classificateur international est arrivé , spécialiste qui détermine à quelle catégorie (A, B ou C) nos sportifs doivent se produire. Il était très étonné de savoir que chez-nous 25 personnes handicapées ont débuté l’escrime. Je peux vous dire pour comparer,qu'en Italie c'est le même nombre d'escrimeurs handicapés, qui pratiquent l’escrime.

-Notre équipe a participé au Championnat du monde à Turin. Quelles impressions as-tu comme entraîneur?

La participation au Championnat du monde était très importante pour nous. Nous ne pouvons pas encore être desvainqueurs parce que nos escrimeurs handicapés ont commencé à pratiquer l’escrime seulement récemment. Ludmila Vasilieva, qui a déja été la gagnante de la Coupe du monde, m’a dit avec une vexation: “J’ai perdu un combatsur une sportive de Hongrie, mais lorsqu’elle avait ses premièrs succés sportifs, je naissait seulement”.

C’était très bien, que la Fondation ait organisé un stage pour les escrimeurs handicapés. Dans ce stage ont participé non seulement les escrimeurs Russes mais aussi les étrangers: les représantants de dix pays, deux personnes de chaque pays.

Bien que nous ayons participé aux tournois de ce niveau pour la première fois, les Russes ont tiré dans les trois catégories – A,B,C, en individuel, ainsi que par éguipes. Ce n'est qu’à partir de 16 ans que les escrimeurs handicapés peuvent participer à la compétition, ils tirentavec les régles FIE. L’équipe est constituée de quatre personnes (trois tirent et la quatrième est en réserve). C’est obligatoire qu’un tireur parmi les autres dans l’équipe, doit être de catégorie C . Les invalides ayantdes fractures des vertèbres du cou appartiennent à la catégorie “C”. Des escrimeurs handicapés de cette catégiue sont peu nombreuxdans le monde, ce sont 10-12 personnes au total. Pour euxse déroulent les Championnats du monde et d’Europe, mais ils ne participent pas aux Jeux para-olympiques.

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Je sais que tu as déja un élève de cette catégorie.

Avant le Championnat d’Europe je cherchais un lieu pour l’organisation d'un stage. Je pense qu'ils doivent changer de climat. Ils habitent presque tousoù ils font leurs études et s’entraînent ici – dans l’institut. J’ai trouvé un Centre de la réhabilitation “Golouboe” à Zelenograd et je crois que c’est un lieu idéal pour organiser le stage. Dans ce Centre j’ai fais laconnaissance de Nicolas Loukyanov, qui après avoir un trauma se trouve ici depuis quatre ans Il a accepté d’essayer de commencer à faire de l’escrime. C’est pas facille pour lui, parce que ses mains sont paralisées et il faut attacherle fleuret à sa main. Je vais au Centre “Golouboe” pour lui donner la leçon d’escrime et le samedi c’estle papa de Nicolas, qui l'accompagne toujours à la salle d’armes pour s’entraîner. Cinq semaines durant il a appris beaucoup de reprises d’escrime. Moi, j’aime répéter à mes élèves : “Dieu ferme une porte, mais en ouvre une autre ”. Par exemple, Nicolas en ce moment a l’ocasion de faire de l’escrime. J’ai un projet concernant Nicolas, je veux l'enmener au Championnat d’Europe en Pologne. Et avec cela, ce sont les Polonais qui financent son voyage, parce qu'il fait valoir les sportifs de lacatègorie “C”.

-Ja sais que toi-même tu enseignes l’escrime au fleuret. Mais qui enseigne les autres armes?

C’est Alexandre Kasatov qui travaille avec les escrimeurs handicapés comme Maître d’armes à l’épée. De plus lui-même continu à participer aux tournois d’escrimes parmi les vétérans. Le Maître d’armes au sabre est Anzor Gagoulashvily. Nous avons un très bon sparring, car mes amis escrimeurs-vétérans et plusieurs sportifs jeunes arrivent pour nous aider pendant l’entraînement. Grâce à ce sparring nos escrimeurs handicapés font dejà de rapides progrès.

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