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Youri Bytchkov

Il est temps d’arrêter la guerre froide

La séance du Comité exécutif de la Confédération européenne d'escrime (CEE) présidée par Alichère Ousmanov - président de la Confédération et président de la Fédération d'escrime de la Russie (FER) – a eu lieu le 16 février 2007 à Moscou. Les représentants des 10 pays européens ont pris part à la séance. M.René Roque – président de la Fédération internationale d'escrime (FIE) – est également venu à la séance M.Youri Bytchkov – premier vice-président de la FER, vice-président de la Fondation «Pour l'avenir de l'escrime» et représentant de la Fondation dans les pays de l'Europe – a répondu aux questions de notre correspondent Tatiana Koltchanova.

- Youri Mikhailovitch, quels problèmes principaux ont été examinés pendant la séance du Comité exécutif?

- La séance était ouverte à quatorze heures et pendant trois heures on a discuté d es problèmes de relation entre la CEE et la FIE. Autrefois, quan d le président de la CEE était lereprésentant de la Hongrie - Eno Camuti, il y avait une opposition déclarée entre les fo nctionnaires de l'escrime de l'Europe et de la Fédération internationale.. La CEE et la FIE n'étaient pas capables de se mettre d'accord sur un nombre de problèmes de principe. De telles relations n'ont pas profité à l'escrime mondiale. D'ailleurs le slogan pricipal d'Ousmanov pendant la campagne pré-électorale pour le poste du président de la CEE était le rétablissement des relations de travail avec la fédération internationale.

- Quelle était la réaction de M.Ren Roque à cette conversation?

- La conduite de M.Roque était bienveillante, souvent il répondait aux questions avec un sourire. Mais pour beaucoup une telle conduite du président de la FIE était une réponse à l'attitude diplomatique d'Ousmanov et à sa volonté d'avoir un dialogue constructif. Il s'est fait connaître comme un diplomate habile malgré le fait qu'on soulevait les problèmes vifs du développement ultérieur de l'escrime en Europe et en Russie en particulier. La discussion concernait la composition des commissions de la FIE, le corp s d'arbitres de la fédération internationale. M.Ousmanov a posé à M.Roque la question pourquoi les pays pilotes européens qui dictent aujourd'hui la mode sur la piste d'escrime sont faiblement représentés dans les commissions. M.Roque essayait d'expliquer que la composition des commissionsest déterminée aux élections et il n'est pas personne llement responsable du fa it que les pays pilotes d'escrime ne votent pas toujours pour leurs candidats. Il est bien clair que cette politique de M.Roque vise la création d'un climat favorable et d'uneambiance tranquille dans son fonctionnement ,en tant que président de la FIE.

- Qu'est-ce que les représentants de l'Europe proposaient en rapport avec cela?

- Il s'agissait de perspectives et du fait quece sontles personnes qui créent un produit d'escrime de qualité qui doivent résoudre l'avenir de l'escri me mondiale. C'est bien ces spécialistes-là qui contribuent au développement de l'escrime dans les pays qui jadis étaient peu développés dans ce domaine. Si on cite l'exemple des spécialistes russes, aujourd'hui il apprennent l'escrime aux représentants de 56 pays On soulignait également qu'il n'est pas suffisant d'ouvrir de nouvelles fédérations nationales d'escrime pour qu'elles n'existent que sur le papier. Il est beaucoup plus important d'accorder une assistance pratique en y invitant des entraîneurs éminents, en y envoyant des appareils et un équipement, en organisant les séminaires d'entraînement et d'étude avec les escrimeurs des pays qui sont pilotes dans ce domaine. C'est justement ce travail concret qui est aujourdhui réalisé par la Fondation «Pour l'avenir de l'escrime» créée sur l'initiative d'Alichère Ousmanov. La nouvelle étape de ce travail est devenue l'organisation des séminaires d'étude dont le niveau était hautement apprécié par les représentants de toutes les fédérations du monde. Le succès des activités de la Fondation a poussé M.René Roque vers les activités actives. Il a commencé lui aussi à organiser des séminaires pas avec les moyens de la FIE ouavec ses propres moyens, mais sur le compte de l'organisation «Solidarité» du CIO dont l'activité couvre tous les sports. Pour tenir ces séminaires M.Roque est obligé à s'adresser à nos spécialistes. Mais le niveau des études organisées par la Fondation diffère de celles de «Solidarité» parce que nous, on n'invite pas uniquement les meilleurs spécialistes à ce travail, mais on publie également les traités méthodologiqueen quatre langues – le russe, l'anglais, le français et l'espagnol. On vient de publier un livre pour les entraîneurs «Training of Champion», après l'avoir lu les spécialistes peuvent considérablement élever le niveau de leur travail. C'est un grand soutien pour plusieurs nouvelles fédérations d'escrime ouvert es en Afrique et en Asie.

- Quels autres problèmes étaient soulignés par M.Ousmanov?

- IL soulignait à plusieurs reprises que ces dernières années la situation réelle dans le monde de l'escrime a changé. Il est temps de changer d 'attitude vers l'Europe parce que grâce au financement et à la consolidation des forces des spécialistes c'est bien l'Europe qui influence le plus aujourd'hui le développement de notre sport dans le monde. Voilà pourquoi il est temps d'arrêter la guerre froide entre la FIE et la CEE et de trouver les formes de coopération qui contr ibueront à la prospérité de l'escrime sur tous les continents.

- Vous avez également parlé du problème d'une invitation insuffisante des arbitres des pays pilotes à l'arbitrage des plus grandes compétions d'escrime . Quels étaient les commentaires de M.Roqueà ce sujet?

-On a présenté à M.Roque les statistiques des invitations des arbitres des pays européens aux compétitions internationales. Sur cette liste, par exemple, les représentants de la Russie n'occupent que la onzième place. M.Roque est un homme politique intelligent et expérimenté. Tout de suite il a décliné toute responsabilité et a dit que c'est la Commission d'arbitrage de la FIEqui détermine la composition du corp darbitres pour telle ou telle compétition, mais il n'a pas dit un mot sur lescauses d'une dis crimination des pays européens dans ce domaine. Il faut dire qu'Alichère Ousmanov n'exerçait pasde pression sur M..Roque, il était plein de tact, mais pourtant il a fait comprendre qu'il défendrait d'une manière suivie les intérêts de l'Europe et de la Russie. Je crois que c'est le bilan le plus important de la séance du Comité exécutif de la CEE avec la participation du président de la FIE M.René Roque.

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