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Maxim Paramonov : «La FIE a besoin d’une verticale efficace»

Maxim Paramonov : «La FIE a besoin d’une verticale efficace»

Valéry DIKEVITCH, Tatiana KOLTCHANOVA


Suite à l’élection d’Alisher Usmanov au poste de président de la Fédération internationale d’escrime (FIE), Maxim Paramonov (Ukraine) a été nommé secrétaire général de cette organisation.

Dans son interview, le secrétaire général de la FIE, qui reste jusqu'à ce jour membre du comité exécutif de la Confédération européenne d'escrime (CEE), a parlé de la réalisation du programme électoral d’Usmanov, du travail concernant la modification des règles d’escrime et de la réforme du calendrier, de la répartition des moyens financiers dans le cadre du programme de développement des confédérations, ainsi que des projets olympiques de notre sport. Nous sommes convaincus que cette interview éveillera l'intérêt de nos lecteurs.

REPRESENTANT OFFICIEL DU PRESIDENT

- Maxim, quelles sont vos fonctions en tant que secrétaire général de la FIE ?

- Conformément aux statuts de la FIE, le président gère toutes les affaires courantes avec l’aide du secrétaire général et du trésorier.  Ensuite, les décisions prises doivent être ratifiées par le comité exécutif. Le secrétaire général, de même que le président, le trésorier et trois vice-présidents, entre dans la composition du bureau, l’un des organes dirigeants les plus importants de la FIE. Le secrétaire général joue aussi un rôle important dans la gestion financière, signe une partie des documents financiers avec le président et le trésorier. Enfin, il remplace automatiquement le président devant les tribunaux si le président ne peut être présent en personne. C’est-à-dire que le secrétaire général est le représentant officiel du président pour une grande quantité de questions. Et le plus important : c’est lui qui est responsable de l’application du programme électoral.

- Donc, beaucoup de travail ?

- Enormément et j’ai bien peur que cela ne fasse qu’augmenter dans l’avenir. Des rencontres, coups de téléphone, courriers innombrables, des voyages aériens constants… Tout cela prend beaucoup de temps. Il me faut sans arrêt voyager entre Kiev, où j’ai un modeste bureau, Lausanne où est situé le quartier général de la FIE et Moscou où vit et travaille le président. Il faut aussi régulièrement me rendre aux étapes de la Coupe du monde. Et le travail ne s’arrête pas pendant les compétitions. Pendant la première moitié du championnat du monde des juniors et cadets à Belfast j’ai pris part à 49 réunions et conseils de tous niveaux avant d’en perdre le compte. D’un autre côté, tout cela signifie que nombreux sont ceux qui s’intéressent à l'avenir de l'escrime et à qui l'arrivée d'un nouveau président confère de sérieux espoirs.

- Quelles sont les premières tâches que la Fédération internationale devra effectuer cette année ?

- Certaines le sont déjà. En premier lieu, la nouvelle direction a dû assurer un travail non-stop, c’est-à-dire faire en sorte que, pendant la période intermédiaire de « changement de pouvoir », les fédérations nationales, les athlètes et le public de l’escrime ne ressentent pas de ralentissement dans le travail de la FIE. Nous y sommes arrivés : les compétitions se déroulent à temps, à un bon niveau organisationnel, selon les règles établies. La FIE mène une vie normale.

- Pourquoi ? Existait-il un risque que les compétitions puissent ne pas se dérouler dans les temps ou que des règles puissent être enfreintes ?

- Non, bien sûr, mais il existe sans conteste un risque de baisse de niveau organisationnel ainsi que de relâchement du contrôle de la part de la FIE. Le plus grand risque était celui d’une baisse d’efficacité du travail des structures de la FIE. Mais grâce à la nomination au poste de directeur exécutif de Nathalie Rodriguez et au maintien en place du directeur technique, Ioan Pop, on a pu éviter tous ces risques.

TROIS SOURCES ET TROIS COMPOSANTES DU SUCCES

- Avez-vous réussi à entamer l’application du programme électoral d’Alisher Usmanov ?

- Bien sûr. Pour que ce programme soit appliqué, nous avons planifié des étapes pas-à-pas orientées vers la réalisation de trois tâches principales.

La première tâche est de modifier la base normative. Cela permettra à notre Fédération de fonctionner au mieux au sein des nouvelles conditions de développement du sport mondial. On rassemble et analyse activement actuellement les propositions d’amélioration de la base normative. Celles-ci nous arrivent aussi bien de membres de la commission de la FIE que des fédérations nationales ou du monde de l’escrime. Une partie de ces propositions a été présentée à la réunion du comité exécutif, en avril dernier à Lausanne. Toutes les modifications approuvées par le comité exécutif seront soumises à ratification au congrès de la FIE (qui aura lieu à la fin novembre à Palerme, en Italie).

Le deuxième point, aussi important, est le programme de développement des Confédérations. Cette année, 1,7 million de francs suisses ont été assignés et on pense verser l’an prochain près de 2,4 millions de francs à ce programme. On a décidé d’établir la verticale « Fédération internationale – confédérations – fédérations nationales » dans laquelle les confédérations occuperont une juste place.

Le troisième point est la promotion de l’escrime dans les média. En accord avec le président de la commission de la promotion de la FIE, Frantisek Janda de Tchéquie et un groupe de spécialistes, nous avons établi un plan stratégique fondé, aussi bien du point de vue idéologique que financier.

MODIFICATIONS DES REGLES : UN TRAVAIL PLANIFIE

- Parlons plus en détail de chacun de ces points. Les athlètes, les entraineurs nationaux et les entraineurs locaux voudraient savoir quelles modifications des règles auront lieu aussi bien pour le fleuret que le sabre...

- Ce n’est qu’une partie de la question concernant les modifications apportées à la base normative de la FIE. Malheureusement, beaucoup d’escrimeurs sont absolument incompétents au niveau des questions judiciaires. C’est pourquoi je voudrais éclaircir la situation. Donc, la base normative est composée, avant tout, des Statuts qui comprennent les règles générales. Seul le congrès de la FIE peut apporter des modifications à ce document. Deuxièmement, c’est le Règlement administratif. Le comité exécutif peut modifier ce document. Troisièmement, c’est le Règlement pour les épreuves, composées du Règlement technique , le Règlement matériel et des Règles d'organisation. Le Règlement matériel et technique concerne les modifications du temps de blocage de l’appareil, du temps de fixation de la touche et autres détails techniques, quant aux Règles d’organisation, elles concernent les règles d’organisation des compétitions. Seul le congrès peut modifier les règles. C’est pourquoi nous nous basons sur le fait que si des changements ont lieu, ce sera au congrès de Palerme.

En fait, un congrès extraordinaire pourrait être convoqué mais il faut pour cela des conditions particulières. Nous devons voir que les propositions entrantes témoignent d’une volonté commune de la part des fédérations nationales de modifier les règles de manière urgente. Si une telle situation survenait, la direction de la FIE céderait aux désirs du monde de l’escrime.

- Prenant le pouls des événements du monde de l’escrime, que-ce que vous pensez de la probabilité d’une évolution pareille des événements ?

- La probabilité de convocation d'un congrès extraordinaire n'est pas très forte. Le travail concernant le calendrier ainsi que le processus de modification du Règlement suivent leur cours. Toutes les propositions de modifications sont d’abord étudiées lors des sessions de groupes de travail spéciaux auxquelles participent Ioan Pop, Nathalie Rodriguez et votre serviteur. Nous avons aussi l’intention de soumettre ces questions à l’étude des athlètes et des entraineurs réputés.

- De quelle manière ?

- Nous enverrons aux fédérations nationales un questionnaire qui comprendra des rubriques telles que « Nom », « Arme » et « Mes propositions concernant un changement du Règlement ». Il est probable qu’il y aura aussi la photographie de l’athlète. Les fédérations tireront des exemplaires de ces questionnaires et les distribueront aux athlètes, entraineurs et arbitres réputés. Ensuite, ces documents dûment remplis seront adressés aux structures de la FIE où ils seront analysés et soumis à l’étude d’un groupe de travail.

En outre, nous avons l’intention d’inviter à la réunion un groupe de travail composé des meilleurs athlètes. Par exemple, cela pourrait être les six champions olympiques de Pékin en individuel. Ainsi, le processus sera ouvert et transparent et non pas une affaire « privée » comme avant.

- Quelle note donneriez-vous au niveau d'activité des présidents et membres des diverses commissions durant la concrétisation et la spécification du programme d'action de la FIE ?

- Hélas, nombreux sont ceux qui n'occupent pas une position active au niveau de la réalisation du programme de monsieur Usmanov. Cependant, ceux qui pensent qu’ils peuvent, comme avant, occuper des postes au sein de la FIE et ne rien faire, se trompent. Ces « affairistes » se retrouveront en fin de compte exclus des processus tendant à développer le monde de l’escrime.

REFORME DU CALENDRIER : IMPOSEE PAR LA TELEVISION

- La deuxième question délicate de l’escrime moderne après celle des changements de règles est celle de la réforme du calendrier international. Pourquoi le comité exécutif de la FIE a-t-il rejeté la proposition de repousser les dates du championnat du monde au mois d’août, proposition faite, en particulier, par des fédérations aussi importantes et influentes que les fédérations allemande et russe ?

- Bien sûr qu’il serait bien plus pratique pour les athlètes et les entraîneurs que le championnat du monde ait lieu l'été : la saison ne serait plus divisée en deux parties inégales, il serait plus facile de planifier la préparation pour ce début si important. Mais au siècle de la télévision, il est impossible de ne pas tenir compte de ses intérêts. Et si nous voulons populariser l’escrime, on ne pourra se passer de la télé. En juillet-août (la pleine saison des congés), les téléspectateurs sont peu nombreux, tandis qu’en automne, on peut réussir à les conquérir. C’est pourquoi le comité exécutif a décidé qu’il serait plus raisonnable de continuer à organiser les championnats du monde adultes en automne et les championnats du monde junior et cadet au printemps.

- Pourquoi les changements si attendus du calendrier de la Coupe du monde ont-ils été reportés à 2010-2011 ?

- Le calendrier de la saison prochaine 2009-2010, en effet, diffère peu du calendrier de cette année. C’est parce que nous ne pouvons passer outre les contrats passés entre les sponsors et les annonceurs publicitaires et les organisateurs des compétitions. En outre, beaucoup de calendriers nationaux ont déjà été établis dans l’espoir qu’aucun changement important n’aurait lieu au niveau du calendrier international.

Mais le calendrier de la saison 2010-2011, lui, est totalement différent ! Il comprendra moins de compétitions, celles-ci seront plus équitablement réparties : pas plus de deux par mois. Le calendrier sera plus confortable pour les athlètes qui n’auront plus à s’épuiser en trajets entre pays et continents et qui auront le temps d’avoir des entraînements plus efficaces.

En même temps, nous pensons être plus exigeants pour tous les aspects organisationnels des rencontres internationales, que ce soit l’accueil des athlètes à l’aéroport ou l’organisation du transport en autobus du lieu de séjour des athlètes à l’endroit des compétitions.

Pour étudier toutes ces questions, un groupe de travail spécial a été créé qui incluse le vice-président de la FIE Ana Pascu de Roumanie, membre du comité exécutif de la FIE Ferial Salhi, Algérie, président de la confédération Panaméricaine d’escrime Jorge Castro, Mexique, présidente de la Confédération d’escrime d’Océanie Helen Smith, Australie, ainsi que Ioan Pop et Nathalie Rodriguez. A propos, ce groupe a reçu pour consigne de tenir compte au mieux des exigences de la télévision.

CONFEDERATIONS : AIDE EN ECHANGE DE RESPONSABILITES

- Parlons maintenant plus en détail du programme de développement des confédérations. De quelle « verticale » est-il question ?

- De gestion et de finance. L’argent, destiné à ce programme, devra, en premier lieu, servir à aider les fédérations nationales. Mais d’abord il devra être distribué entre les confédérations. Les confédérations, à leur tour, devront le distribuer entre les fédérations nationales. Ce schéma augmente et le rôle et l’importance des confédérations, ainsi que leur niveau de responsabilité envers la FIE. A mon avis, ce moment doit être fixé dans les Statuts par des amendements correspondants.

Le programme de développement des confédérations en est déjà au stade de la réalisation. D’abord, les confédérations nationales ont remplis des enquêtes qui comportaient des questions relatives au niveau de développement de l’escrime et aux projets de développement futur dans leur pays. A la fin du mois de mars - début avril, les confédérations des zones ont rassemblé cette information et l’ont adressée à la FIE. En se basant sur les réponses reçues, le groupe de spécialistes compétents, créé sur ordre personnel d’Alisher Usmanov (et c’est précisément Ioan Pop, Nathalie Rodriguez, le directeur sportif de la FIE, Ao Jie, de Chine, le membre du comité exécutif de la FIE, Max Geuter d'Allemagne, le trésorier de la FIE, Peter Jacobs, et tous les dirigeants des confédérations), a analysé la situation actuelle et apporté ses conclusions concernant l’amélioration des structures et le caractère de l’activité des confédérations. A la mi-avril, nous avons eu la possibilité de prendre connaissance des projets de développement des confédérations, élaborés par ce groupe. Et vers la fin du mois d’avril déjà, ces documents, parfaitement fondés aussi bien du point de vue sportif que du point de vue financier, ont été soumis au jugement des membres du comité exécutif de la FIE et, dans l'ensemble, ont été approuvés. Maintenant, nous en sommes au stade de leur « mise au point » et de celle du schéma du mouvement des flux financiers. J’espère que ce travail sera achevé avant le début des championnats continentaux.

- Et pourquoi ne pas travailler en direct avec les fédérations nationales, sans passer par les confédérations de zone ?

- Nous travaillerons en direct aussi. Mais une structure intégrée verticale est plus efficace.

- A en juger par le budget voté par l’assemblée générale, le programme d’aide aux fédérations et confédérations ne s’arrête pas là…

- Bien sûr que non. Ce programme prévoit une aide matérielle aussi aux fédérations ; par exemple, la distribution gratuite d’équipements et la création d’écoles de formation des entraîneurs et leur formation, et l’organisation de périodes d’entrainement et de regroupements avant les championnats du monde pour adultes et junior et l'organisation de cours de formation et d’examens des arbitres et l'aide à l'innovation et au développement. C’est un programme à grande échelle, je dirais même chargé…

- Que comprend-on par la notion de développement organisationnel ?

- Imaginez la situation suivante : vous voulez adressez à une fédération nationale une enquête ou une demande et vous essayez de joindre la direction par téléphone, fax ou e-mail. Et ce n’est qu’après plusieurs jours de recherche que vous trouvez la personne qu’il vous faut. C’est un exemple très courant. Le problème est que beaucoup de fédérations n’en sont qu’à un stade embryonnaire. Ils ont des tireurs mais souvent, ils ne sont même pas connectés à Internet. C’est pourquoi pour continuer à développer l’escrime, il est indispensable de créer une infrastructure, y compris organisationnelle. En particulier, chaque fédération doit avoir une personne pour communiquer normalement, de façon stable, avec la FIE. Et si une fédération n’a pas cette personne, alors il faut former quelqu’un grâce au financement de la fédération internationale : organiser une formation, fournir à tous ses participants des conseillers qualifiés, des repas et un toit.

BUDGET IDEAL

- Pourquoi, à votre avis, n’y a-t-il eu aucune discussion à propos du budget à l’assemblée générale ?

- Parce que le budget a été bien conçu et préparé sérieusement par les membres du bureau, le directeur exécutif de la FIE et votre serviteur. A propos, plus tard, à la réunion d’avril du comité exécutif de Lausanne, nous avons réussi à obtenir l’accord de cet organe afin que l’exercice financier débute en janvier. Cela simplifiera l’étude de nombreuses questions, rendra le budget plus clair aussi bien pour nos fonctionnaires que pour les simples membres de notre organisation.

- Quel pourcentage d’entrées dans le budget est dû aux dons d'Alisher Usmanov ?

Sans compter les versements du Comité international olympique (CIO), à la fin des Jeux olympiques de Pékin : quatre vingt cinq. Et ce pourcentage va encore grandir puisque, à la réunion du comité exécutif de la FIE à Lausanne, Alisher Usmanov a déclaré qu’il comptait, avant la fin de l'année en cours, investir dans le développement de l'escrime mondiale, près de 10 millions de dollars US.

MEDIA-PROMOTION AU PARADIS DE L’ESCRIME

- Passons maintenant au programme média-promotion de l’escrime Paramonov-Janda.

- Ce n’est pas le programme de Paramonov-Janda, c’est le fruit des efforts collectifs d’un grand groupe de spécialistes. Outre Frantisek Janda et moi-même, c’est aussi Nathalie Rodriguez et le directeur de la télévision de la FIE Johan Farber et le secrétaire de presse de la FIE Marcos Lorenzo et d’autres spécialistes encore.

- Quelle est l’idée principale de ce programme ?

- Voici les points importants : la création d’un groupe de travail pour l’amélioration de la qualité des émissions télévisés sur l’escrime, la création d’un groupe de travail spécial pour améliorer le calendrier des compétitions (dont nous avons déjà parlé), l’amélioration de la revue de la FIE « Escrime », la recherche de moyens pour rendre l’escrime plus compréhensible, plus moderne, plus à la mode.

- Expliquez, s’il-vous-plait, le dernier point.

- Il s’agit là du nouveau design de l’équipement et des masques transparents. Nous voulons aussi rendre le mouvement des armes plus visible. Et cela suppose l’organisation de projets d’études réunissant le travail des représentants de l’industrie sportive, du spectacle et des universités.

- Donc, monsieur Janda et vous êtes d’accord et partisans des masques transparents, et non seulement vous ne voulez pas qu’ils soient retirés mais encore qu’ils soient améliorés ?

- Oui, parce que ces masques permettent aux téléspectateurs de voir les émotions exprimées par les athlètes.

- Vous en êtes sûrs ?

- En tout cas, c’est ce qu’affirme un représentant de l'industrie de la télévision aussi connu que Peter Diamond de NBC Olympics.

Le « PROBLEME DES 12 MEDAILLES » :L’ESPOIR MEURT EN DERNIER

- « La dernière sur la liste, mais la première en importance est la tâche de l’insertion dans le programme des Jeux olympiques de tous types d’escrime et l’attribution de 12 assortiments de médailles olympiques » est-il dit dans le programme électoral d’Alisher Usmanov. Voilà donc notre dernière question, mais non le moindre: qu’est-ce qui a été entrepris pour résoudre cette tâche ?

- Grâce à l’autorité d’Alisher Usmanov dans les milieux sportifs internationaux, il a été possible d'organiser rapidement des rencontres avec les dirigeants du CIO. Ils sont venus en février à Lausanne. Lors de la première rencontre, Usmanov et le président du CIO, Jacques Rogge, ont parlé du problème dans son ensemble. Il faut noter que monsieur Rogge a adressé ses félicitations personnelles à Usmanov pour son élection au poste de président de la FIE. Cela signifie qu’il voit dans l'activité de la nouvelle direction de la FIE l'espoir d'un développement futur de l'escrime. Ensuite a eu lieu une rencontre entre Usmanov et le directeur exécutif du CIO Gilbert Felli, ainsi qu’une rencontre de la délégation que je présidiais et le directeur des sports du CIO, Christophe Dubi. A dater de là, les contacts avec les représentants du CIO n’ont pas cessé un seul jour. Voilà, en ce qui concerne les faits.

Maintenant, en ce qui concerne l’idéologie, nous avons plusieurs arguments à présenter au Comité international olympique. Nous avons élaboré des propositions précises et argumentées. Nous avons un programme minimal et un programme maximal. Le programme minimal, c’est 12 lots de médailles sans augmentation de la quantité de participants au tournoi d’escrime des Jeux. Le programme maximal, c’est deux lots de médailles en plus et 36 participants supplémentaires. Si l’on considère que la commission spéciale du CIO a accepté les demandes de participation aux Jeux de sept fédérations, trois d’entre elles sollicitant l'inclusion de tournois par équipes au programme olympique, résoudre le problème des places supplémentaires pour l'escrime sera extrêmement difficile. Après les rencontres avec la direction du CIO, on a pu, au  moins, éclaircir la situation concernant ces questions.

Quoi qu'il en soit, j'espère que le résultat sera positif, d'autant plus que toutes les exigences du CIO envers la FIE au cours de la dernière décade ont été prises en compte dans nos propositions. Le plus important est que nous n’exigeons pas d’augmenter la quantité de jours de compétitions et n’insistons pas pour obtenir notre programme maximal qui prévoit une augmentation du nombre d’athlètes et donc de places au village olympique. Il est évident que nous n’avons aucune garantie quant à la réussite mais il reste l’espoir. Et c’est connu, c’est l’espoir qui meurt en dernier.

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