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Marguerite Lengton

Marguerite Lengton rêve de prendre le titre de championne du monde parmi  les vétérans.
 

On peut pratiquer l’escrime à n’importe quel âge. Et gagner. Voici un exemple frappant: une escrimeuse Margerite Lengton, la  seule représentante  de la  République Sud-Africaine qui a gagné aux championnats du monde.
 
Les envoyés du site officiel de la Fondation internationale de bienfaisance "Pour l'avenir de l'escrime" ont causé avec cette femme admirable.
 
Marguerite, svp, parlez de vous.
 
- Je suis née le 26 février 1946 à Johannesburg. Mes parents n’ont eu aucun rapport avec le sport. Mon père Charles Dezmon était professeur, formait des futurs ingénieurs, mais ma mère s’occupait du ménage. Moi, je travaillais toujours beaucoup et c’est pourquoi peut-être je ne me suis jamais mariée. J’ai terminée l’université et la faculté de médecine. Dix ans après j’ai commencé à me spécialiser dans le domaine de la radiologie, j’ai reçu le titre universitaire de radiologue-diagnosticien et actuellement je travaille à l’hôpital d’Etat. De plus j’ai appris la littérature anglaise et dans cette spécialité j’ai aussi le titre universitaire.
 
Depuis combien de temps pratiquez-vous l’escrime?
 
- J’ai débuté l’escrime à l’école en 1962. Après j’ai continué à faire l’escrime au club de l’université chez le maître d’armes Claude  Cou. Il est venu de France en République Sud-Africaine et enseignait bien l'escrime. Depuis 11 ans je pratique l’escrime avec le maître d’armes de Russie Gennady Tyshler. A l’époque de l’apartheid nous n’avons pas eu la possibilité de participer aux compétitions internationales, mais j’ai gagné  bon nombre de tournois nationaux.
 
Quel type d’arme préférez-vous?
 
- Je tire aux trois types d’armes: au fleuret, à l’épée et au sabre. Je m’entraîne 3-4 fois par semaine, je prends des leçons individuelles avec Gennady Tyshler et participe aux compétitions dans les trois armes. Chez nous il n’existe pas de compétitions parmi les vétérans, nous tirons avec les seniors et le titre de champion d’Afrique parmi les vétérans est attribué avec le meilleur résultat au championnat d’Afrique.
 
Parlez-vous, svp, de votre victoire au championnat du monde.
 
- C’est arrivé en Angleterre en 2006, quand je suis devenue de championne du monde parmi vétérans au sabre. J’ai été très heureuse parce que pour la première fois une escrimeuse Sud Africaine est montée sur le podium, mais après moi ont été les représentants de France et d’Allemagne – les principales puissances d’escrime !
 
Comment se passait votre vie sportive après cette victoire?
 
- Je me préparais pour le championnat du monde parmi vétérans 2007. Je voulais gagner à nouveau pour me prouver que ce n’est pas par hasard que j’ai gagné en 2006 . Mais plusieurs mois auparavant on m’a établi un diagnostic terrible – un cancer. On m’a proposé de pratiquer une opération d’urgence. Mais j’ai décidé de reporter l’opération, parce que je me suis entraînée beaucoup et je voulais très fort aller à Sydney. A Sydney je me suis classée à la deuxième place, pendant la compétition j’ai été un peu nerveuse. Je suis moi-même  médecin et je comprenais bien la situation. Mais l’opération s’est passé avec succès et actuellement  je m’entraîne à nouveau. J’espère bien cette année en France recouvrer le titre de championne du monde.
 
En 2009 à Moscou pour la première fois aura lieu le championnat du monde parmi vétérans. Avez-vous l’intention de venir dans la capitale de Russie?
 
- A vrai dire je crains un peu de venir dans votre pays. Je ne comprends absolument  pas la langue russe et j’ai peur de me sentir « extraterrestre ». En Afrique voici déjà 300 ans habitent les blancs et durant cette période s’est formé une langue particulière  – l’afrikaans. C’est le mélange des plusieurs langues européennes: hollandaise, danoise et flamande. Et de plus je parle bien anglais et c’est pourquoi en Amérique, en Australie et en Europe je me sens confortablement. Mais peut-être que je vais risquer d’y aller si mon maître d’armes Gennady m’aide à apprendre la langue russe.
 
Que savez-vous de l’activité de la Fondation internationale "Pour l'avenir de l'escrime"?
 
- Oui, bien sûr. Je sais que mon maître d’armes Gennady Tyshler est le représentant de la Fondation des pays d’Afrique. Grâce au soutien de la Fondation nous nous entraînons en profitant de l’équipement et du matériel d’escrime modernes, nous allons aux compétitions. J’ai beaucoup entendu parler du fondateur de la Fondation Alisher Usmanov. Cet homme est vraiment le bienfaiteur. Sa renommée et certaines actions concernant l’achat et le rapatriement de la collection de Rostropovitch font qu’il mérite déjà  une grande considération. Je le respecte bien, car malgré ses nombreuses occupations, il prend soin du développement de l’escrime dans le monde entier.

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