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Alexandra Zabelina est la première Soviétique championne du monde, championne Olympique par équipe en 1960, 1964 et 1972, elle a décroché le titre de championne d’URSS individuelle et par équipe 23 fois (1954-1972). C’est une femme très mince et petite, réservée et raisonnable dans la vie, frénétique et imprévisible sur la piste d’escrime – les spectateurs des Olympiades de Rome, de Mexico et de Munich s’en souviennent. J’ai rencontré Alexandra Zabelina sur les pistes d’escrime. Après nous sommes devenues des collègues, toute les deux nous travaillons dans l’école sportive “Dinamo”. Elle entraînait les filles, moi, les garçons. Plus tard c’est Zabelina qui était entraîneur de ma fille Ksenia et moi qui donnait des leçons au fils d’Alexandra. C’est étonnant, mais Zabelina ne disait jamais qu’elle était une fleurettiste unique et incomparable du XX éme siècle. Elle a toujours essayé de parfaire son instruction de Maître d’armes. Jusqu’à présent elle arrive à la sale d’armes et porte son plastron. |
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Elle débuta l’escrime dans les années cinquante. Elle s’est trouvée par hasard dans la salle d’armes “Dinamo”. Dans l’enfance elle faisait de la gymnastique et avait déjà des succès, mais des blessures l’obligent à interrompre ses entraînements…Alors un gamin voisin l’appela dans le cercle d’escrime et l’amena chez son Maître d’armes Raisa Chernyshova qui avait le titre “Maître du sport émérite”. Déjà dès la troisième leçon elle a dit à Alexandra : “Tu seras championne du monde”. Je crois qu’elle l’a dit spécialement pour qu’Alexandra puisse rêver. Plus tard Zabelina sera placée dans le groupe du Maître d’armes Ivan Manaenko. Elle s’entraînait chez Manaenko avec ses amis et collègues d’équipe G. Gorokhova, V. Rastvorova, Iakov Rylski, L. Romanov – les futures vedettes de l’escrime nationale. |
En 1957,les championnats du monde ont lieu à Paris. A cet époque- là on tirait en poules éliminatoires jusqu’à la finale et celui qui parvenait à la finale, avait environ 40 rencontres pendant une journée. Les compétitions des fleurettistes se terminaient après minuit quand les spectateurs étaient peu nombreux. Alexandra Zabelina escrimeuse soviétique inconnue,est devenue championne du monde .C’était une sensation! Le lendemain les journalistes et les fervents du sport – tous cherchaient Zabelina. 1960, Rome. Alexandra pour la première fois participe aux Jeux Olympiques. On croit que les Olympiades - c’est la fête. Pendant les JO des millions de gens observent cet événement, en haletant, regardent la TV. Des milliers de gens se préparent dès le début des quatre ans – sauf les sportifs et entraîneurs, c’est les modélistes et les artistes, les chanteurs et les compositeurs, les architectes et les constructeurs. La vie pour les sportifs devient particulière, comme si ici tout commence et finit, il faut la vivre dignement. Zabelina a participé à trois Olympiades: 1960 à Rome, 1968 à Mexico, 1972 à Munich et 1964 à Tokyo, où elle est seulement passée car elle attendait la naissance de son fils. Elle a remporté trois titres de championne olympique par équipe. La victoire au tournoi individuel est honorée et considérable bien sûr, mais c’est pendant les rencontres par équipe,que le sportif est souvent capable de " se dépasser ". C’est parce que ici tu n’es pas tout seul et tu ne réponds pas seulement de toi, mais de tout les gens qui sont à côté de toi. Pendant le tournoi par équipe le doute n’existe pas. Ici il faut être prêt à consacrer toutes ses forces. “S’il fallait comparer toutes les olympiades auxquelles j’ai participé , la dernière était le plus difficile, - se souvient A.Zabelina. – La veille de Munich je me suis assigné une tâche très importante - gagner le championnat de URSS. Seulement une médaille d’or ouvrait l’accès aux Olympiades. Les jeunes sportives marchaient déjà sur les traces des ancinnes et combien de fois je devais prouver que j’étais la plus forte! Cette Olympiade avait bien commencé mais a eu un dénouement tragique. Les compétitions étaient très bien organisées et on pensait que rien ne pouvait arriver avec cette organisation si bien réglée. Les escrimeurs sont parmi les derniers à rentrer en compétition. Mais en un instant les terroristes Palestiniens ont tout changé. Ils ont pris en otage l’équipe d’Israël, et pendant l’opération anti-terroriste la plupart des otages sont perdus. Le site Olympique était placé sous un régime militaire. Les sportives ont déménagé au foyer des hommes, les chars de combats se trouvaient à côté, les militaires patrouillaient dans les rues du site Olympique. Les Jeux étaient près de l’interruption. Nous avons attendu, mais les épreuves étaient toujours reportées. Il n’est rien de dire que nos nerfs étaient près de "craquer" . Voila pourquoi la victoire aux Jeux Olympiques de Munich a une valeur particulière”.

Son palmarès • Championne olympique du fleuret par équipes : 1960, 1968 et 1972 • Championne du monde du fleuret individuel : 1957 et 1967 • Vice-championne du monde du fleuret individuel : 1961 et 1966 • Championne du monde du fleuret par équipes : 1956, 1958, 1961, 1963, 1966, 1970 et 1971 • Vice-championne du monde du fleuret par équipes : 1959, 1962, 1967 et 1969 • Championne de URSS du fleuret individuel : 1957, 1958, 1959, 1962, 1968 et 1972 • Vice-championne de URSS du fleuret individuel : 1961, 1966 et medaille bronze 1967 et 1971 • Championne de URSS du fleuret par équipes : du 1954 au 1972 (soft 1964 et 1971) • Championne de Coupe d’Europe 1966, 1967 et 1969
Du livre « Les différentes faces de l’Escrime » de l’auteur Tatiana Kolchanova Traduction en français par Ekaterina Pakueva, Correction par Françoise Leclerc
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