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Jean-François Lamour

Jean-François Lamour Un Champion et un Homme d’exception!
 
L’escrime n’était pas vraiment sa passion lorsqu’il débuta ce sport dans le grenier de Maître Parent à Maisons-Alfort, il y était presque allergique et pourtant...

Né le 2 février 1956, « Jeff » ne débuta l’escrime qu’à huit ans sous la férule d’un Maître exigeant, patient, rigoureux, volontaire, et technique. Qualités qu’Augustin Parent su inculquer à son élève, appliquant la devise connue « on enseigne ce que l’on est ».

A 15 ans, en 1971, débutent les succès nationaux, le premier titre de Champion de France minimes au sabre. Il sera par la suite recordman des titres de Champion de France senior avec 13 capes de 1977 à 1992. Seuls ceux de 79, 86 et 90 lui échappèrent.
Aux championnats du monde de 1975 à Bucarest, Jean-François accède aux demi-finales ; à ceux de Vienne en 83, il est 5ème. Il lui faudra attendre ceux de Lausanne en 1987 pour obtenir le titre. Jeff a 31 ans, il savoure pleinement ce titre acquis avec volonté, obstination, abnégation et clairvoyance. Titre qui ne doit absolument rien à la chance.

Sept ans plus tôt « Jef » rentrait des Jeux de Moscou bredouille, seul non médaillé des escrimeurs français ; de quoi se forger un caractère et un nouveau sabre! Le renouveau est proche, il se nomme Lazlo Szepesi, nouvel entraîneur national venant de Hongrie. Les débuts sont difficiles entre ces deux « caractères » mais la soudure finit par prendre, Lazlo méthodique, s’affirmant être un excellent technicien et tacticien.

Arrive enfin le premier titre aux Jeux de Los Angelès de 1984 où Jeff gagne malgré une fracture de fatigue, malgré le trac qui le paralyse en finale.Quelques jours plus tard, il portera l’équipe de France de sabre jusqu’en finale où les Français remporteront l’argent.
En 1988, il remporte le Masters de Sabre et confirme aux Jeux Olympiques de Séoul, quelques mois plus tard sa suprématie mondiale, faisant taire les sceptiques mais pas les trompettes de la renommée. Actuellement ce serait plutôt les ors de la république qui brillent à son passage. Mais ceci est une autre histoire : sportive et politique où celui qu’on n’ose plus appeler « Jef » démontre bien d’autres talents !
 
Gerard Six

 
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