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Vladimir Smirnov

Vladimir Smirnov a abandonné la piste d’escrime invaincu.

Pour la première fois c’était Victor Jdanovitch fleurettiste sovetique qui a gagné les JO en1960. 20 ans plus tard Vladimir Smirnov a répété  son succès. Après cela les fleurettistes soviétiques et russes n’ont jamais gagné en individuel aux Olympiades.

Notre renseignement: Vladimir Smirnov (20.05.1954  –  27.07.1982)

Champion olympique individuel aux J.O.1980
Médaille d’argent au fleuret par équipes aux J.O.1980
Médaille de bronze à l’épée par équipes aux J.O.1980
Champion du monde individuel 1981
Champion du monde par équipes: 1979, 1980, 1981
Champion de URSS: 1977, 1978 et 1979

Pendant son enfance Vladimir Smirnov a essayé de  faire différents sports : hockey, football, basket-ball. Il  débuta l’escrime avec maître Evgueni Syromyatnikov dans la petite ville Roubejnoe - région de Lougansk d’Ukraine où il est né. Une fois pendant le déroulement du championnat d’Ukraine un Maître d’armes connu Victor Bykov  a  remarqué un jeune escrimeur grand, taillé en hercule avec le visage ouvert et le regard timide. Vladimir tirait pas très savamment, mais grâce à sa force exceptionnelle il a pu déjouer n’importe quelle défense. Vladimir Smirnov a commencé à s’entraîner dans le groupe de Victor Bykov, qui  avait déjà préparé des escrimeurs de haut niveau Sergei Paramonov et Jury Tchige – tous les deux médaille d’argent au championnat du monde. Bykov a tracé un plan pour les années pour Vladimir. Il a préféré travailler posément: chaque chose en son temps. Pedant les stages Bykov avec son élève partageaient toujours une chambre. Il se souvient  que Vladimir  a pu parfois  le réveiller dans la nuit avec les paroles: “J’ai inventé  une reprise intéressante , il faut essayer!“. A 6h du matin ces deux partisans des même idées étaient déjà dans la salle d’armes. En 1977 Smirnov a gagné pour la première fois le championnat d’URSS et est devenu un des membres de l’équipe sélectionnée de l’ URSS.


Les Jeux Olympique 1980 à Moscou.  A cet époque-là on tirait en poules éliminatoires jusqu’à la finale. Parmi six tireurs fleurettistes  finalistes trois  étaient Russes: Alexandre Romankov, Vladimir Smirnov et Sabir Rousyev. Tatiana Kolchanova dans son  livre « Les différentes faces de l’Escrime » décrit ces événements: “Avant la final du fleuret masculin  les uns étaient surs que Romankov gagnera  pour la quatrième fois, mais les autres ont préféré Smirnov. Smirnov tirait sans prodiguer des émotions, très attentivement, sans risquer. Mais Olympiade, comme un metteur en scène, a fait une surprise. Le spectacle qui se jouait sur la piste d’escrime, n’a pas pu laisser de glace  un seul spectateur. C’est arrivé à cause d’un Français Pascal Jolyot, qui est venu se joindre à eux pour contester l9es médailles. Pascal Jolyot, comme un prince qui a quitté la page d’un conte, il escrimait légèrement et librement. Il possédait le fleuret avec une telle virtuosité et recherche, qu’il semblait que ce n’était pas du tout un fleuret, mais une flèche d’or très légère, mais terrassée douloureusement. Romankov devait prouver qu’il était le meilleur. Smirnov a essayé d’acquérir le droit à s’appeler le meilleur. Jolyot simplement tirait. Avec un sourire éblouissant sur la bouche, sans gêne dans les mouvements, comme un homme qui n’a rein à perdre, mais il peut gagner tout  monde. Nous savons bien que les Olympiades aiment les débutants. Il est difficile durant quatre années de garder ses forces et l’aptitude à toujours gagner les combats, de s’endormir et de se réveiller avec la pensée que tu peux et dois gagner. Cet été là Jolio avait seulement 21 ans. Il ne savait pas encore qu’il était capable de beaucoup, et c’est pourquoi il n’a pas été tourmenté par les dessein ambitieux, il  dormait tranquillement.


Au première assaut de finale Sacha Romankov a perdu sur Smirnov. Mais quand Smirnov a perdu sur Jolyot, les spectateurs ont compris  que c’était une situation imprévue qui arrivait. Tout le monde a attendu le dernièr assaut:  Romankov contre Jolyot. Jeune héros Jolyot,  ayant déjà quatre victoires, présentait avec plaisir son sourire aux reporters photographes, lesquels en ayant peur de laisser échapper une sensation, ont pris plusieurs photos du future champion: le champion s’échauffe, le champion avec son Maître d’armes, le champion porte son masque, le champion réfléchit...


On a appelé sur la piste Romankov et Jolio. Les tribunes sont restées immobiles. Romankov a expiré en attendant  le commandement de l’arbitre “En garde!”. Ernest  Assievsky - Maître d’armes de Sacha a expiré près de la piste sans détacher son regard de son élève.  Smirnov a soufflé, en cas de victoire de Romankov, son sort sera entre ses mains, car alors les chances des trois seront égales . Brusquement dans le silence quelqu’un a crié “Allé, Sacha!” Tout le monde a tressailli.  L’assaut a commencé. Après le score 4:4 tous ont sauté sur leurs pieds en criant”Sacha! Sacha! Sachenka!” Les commentateurs gardaient le silence, les adversaires ne sont pas pressés. Le risque de faute était trop grand. Mais Romankov a décidé de risquer.Il aimait toujours le risque dans l’escrime. Jolyot reculait rapidement, car l’attaque de Sacha était à une vitesse fantastique.Seulement une touche manquée et Pascal Jolyot pouvait être champion olympique. Mais Romankov a gagné ce combat et maintenant trois tireurs avaient le même nombre de victoires et donc la lutte  continuait  à partir de zéro et chaqun des trois pouvait encore devenir champion!  Car  dans les règles de la compétition se déroulaient des assauts  supplémentaires. Ici Smirnov perd sur Romankov, mais Romankov perd sur Jolyot. Et à nouveau tout se décide au dernière  assaut – Smirnov contre Jolyot. Smirnov gagne avec le score 5:0 et en ayant les meilleures touches portées, remporte la médaille d’or olympique! Jolyot remporte la médaille d’argent et Romankov  médaille de bronze. C’était une finale olympique incroyable et inoubliable!”


Vladimir Smirnov après la victoire aux J.O. à Moscou n’a pas perdu une seule compétition.  Il a gagné le championnat du monde 1981 à Clermont-Ferrand et en 1982 à Rome il est parti avec un rêve de gagner le championnat.


Pendant toutes ces années sa femme Emma l’a toujours supporté. Ils ont fait connaissance à 16 ans et  4 ans après se sont mariés. Ils ont eu un fils Dima et une fille Olga. C’était une famille très heureuse. En 1982 Dima avait  6 ans et Olga 5 ans. Les enfants ont déjà bien compris ce que faisait leur père et ils ont été fiers de son succès.


20 juillet 1982 aux championnats du monde Smirnov tirait contre le  champion Allemand Mathias Behr. Tout les deux présentaient une escrime athlétique et puissante. Behr exécutait une attaque en “Flèche”, mais Smirnov s’est rapproché brusquement. La lame du fleuret de Behr a cassé, mais  il était déjà impossible d’arrêter l’attaque. La lame a cassée, a traversé le masque de Smirnov, vient se planter au travers de son oeil gauche et s’est plantée  à 14 centimètres de son cerveau . Vladimir a poussé un cri, a arraché son masque et est tombé sur la piste... 9 jours il est resté dans la meilleure clinique de Rome, branché à un appareil de respiration artificielle. Mais les médecins étaient incapables de l’aider. Pendant ce temps, Emma, femme de Vladimir, a frappé à toutes les portes des fonctionnaires à Kiev pour obtenir la permission de partir voir  son mari à Rome. Mais trop tard.


Après cet accident mortel on fit adopter des normes de sécurité beaucoup plus sévères  pour les lames, les masques et tenues d’escrime. Mais est-ce qu’ il a fallu tuer Smirnov pour que la FIE commence à réfléchir sur la sécurité des tireurs? Mais le “premièr signal d’alarme” a eu lieu aux Jeux olympiques à Moscou, déjà en 1980! Pendant une rencontre d’équipes pour la demi-finale Russie contre Pologne une lame a cassé sur Vladimir Lapytsky, collègue d’équipe de Vladimir Smirnov. Alors la lame cassée de l’adversaire a traversé la poitrine de Lapytsky et s’est planté dans la région du coeur. Mais il a eu de la chance – le fragment  a glissé sur la côte. Et c’est seulement après la mort de Vladimir Smirnov que toutes ces nouvelles règles de sécurité sont survenues.


Aujourd’hui en Ukraine chaque année se déroule le tournoi  en mémoire de l’escrimeur Vladimir Smirnov.

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